Boucler la boucle

Publié par Julie le samedi, avril 30, 2011 5 bouteilles à la mer...
Mercredi soir dernier, je me trouvais dans une chouette petite auberge à Val-D'or. Je venais de terminer un sprint de correction pour les travaux de mes étudiantes. Il était l'heure de profiter de cette soirée de solitude que j'aime tant.

Mon "ordinateur" a sonné. J'avais "parlé" à mon trio fiesta par Skype un peu plus tôt dans la soirée. Ils sont toujours impressionnés par cette technologie qui nous permet de nous voir et de nous raconter notre journée comme si j'étais à la maison. Mais à cette heure, mes trois mousses dormaient à poings fermés.

C'était PapaZen, entre deux périodes du fameux match décisif pour le Canadien. Lui aussi profitait de sa soirée solo, mais il voulait me souhaiter bonne nuit. J'avais peine à le reconnaître. La pénombre le rendait mal sur mon écran de portable (c'est qu'il ne voulait pas réveiller les enfants avec la lumière). Il était en bedaine et portait solidairement sa barbe des séries. "Je ne veux pas te faire de peine, mon Petou, mais tu ressembles à un mineur chilien!", ai-je plaisanté.

Quelques heures plus tôt, je venais de boucler la boucle avec mes 14 étudiantes. En guise de mot de la fin, je leur avais préparé une synthèse en images de nos 45 heures ensemble (on est blogueuse minutieuse ou on ne l'est pas!). J'avais aussi écouté leurs exposés et leur avais souhaité mille fois bonne chance pour leur parcours professionnel. Une période de 4 mois intense, mais qui m'a donné des ailes.

Je me plais à penser qu'un tel défi se représentera sur ma route. D'ici là, je vais abattre la pile de correction sous laquelle je croule!

Crédits photo: Licence CC Chrissy Olson
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Matins : se lever du bon pied ou à l'aide d'un bon coup de pied au...

Publié par Anik le vendredi, avril 29, 2011 3 bouteilles à la mer...
Essayer de les sortir de là, un exploit?
Les coups de pieds au cul matinaux, ça me connaît. En fait, je viens tout juste de leur donner leur 4% de la maison. Oui, maintenant, on se lève de bonne humeur ici. Sept jours sur sept. Bon, il y a bien quelques exceptions, mais il n'en demeure pas moins que j'ai réussi quelques exploits.

1) Ne plus utiliser le fameux snooze qui me permettait de demeurer au lit 7, 14, 21, 28 ou même 35 minutes de plus (je n'ose pas écrire 42 minutes, mais je suppose que j'ai déjà dû atteindre ce record).

2) Ne plus me battre avec mes trois filles pour que la routine matinale soit terminée en moins de 45 minutes (entre le réveil et le moment où toutes sont installées dans l'auto pour partir) et avec le sourire à part de ça (parce que, y a-t-il quelque chose de plus énervant que de devoir partir travailler avec des enfants maussades et qui chialent autour?).

Oui, j'ai réussi à faire en sorte que tout le monde se lève dans la joie et l'allégresse. Et ce n'est pas parce que nous mangeons des « muffins au pot » pour déjeuner, ce n'est pas parce que je me suis procuré un fouet au sex-shop pour menacer mes filles (non, ce n'est pas ce que la veille perverse s'y est procuré, pour ceux qui se le demandent encore), ce n'est pas parce que je chante à tue-tête jusqu'à ce que mes filles se lèvent que j'ai réussi ces exploits...

Vous voulez mes trucs infaillibles ? C'est votre jour de chance ! Il y a un 2 pour 1 gratuit aujourd'hui! ;-)

C'est ici pour les astuces familiales, mais soyez prêtes à des idées révolutionnaires... Êtes-vous faite assez forte? Et attention au début du texte qui pourrait vous faire penser que la vieille perverse (encore elle!) s'est laissé aller... ;-)

C'est par-là pour les astuces pour que maman ait envie de se lever avant ses enfants et de ne plus (trop) paresser au lit...

D'autres trucs de votre cru à partager ?

Crédit photo : © Crimfants
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Les kzous, vous connaissez ?

Publié par Evely le jeudi, avril 28, 2011 2 bouteilles à la mer...
Les Kzous vous connaissez ? Je suis une vraie Kzous. Demandez à Vieille copine. Elle rit toujours quand je retourne vérifier si ma cafetière est éteinte avant de quitter la maison. Vous savez, juste au cas où un problème électrique déclencherait un feu ou que le pot éclate sous la chaleur du réchaud. Je vérifie, même si je ne n’ai pas fait de café. Superpapa a pris l’habitude de m’attendre pour que j’aille aux toilettes, au cas où il n’y en aurait pas en route et qu’une envie soudaine me prenne. Belle-maman n’a jamais rien dit quand j’arrivais avec le sac de couches bien plein (lire trop plein). Elle n’a jamais commenté mes instructions sur papier et sur les Tupperware de purée. Celles qu’on écrit au cas où P’tit Clown se mettrait à pleurer de manière incontrôlable et qu’elle oublierait comment on s’occupe d’un bébé.

En passant, je ne fais plus ça, mais quand P’tit Clown était tout mini, j’étais une Kzous à la dix.

Être Kzous c’est héréditaire, je vous le confirme. Ma maman est une Kzous elle aussi. Chaque soir, elle se demande ce qu’elle va porter le lendemain. Elle sort les vêtements en question et le met sur sa commode, au cas où elle se lèverait en retard le matin et n’aurait pas assez de temps. À l’époque, je trouvais ça particulier : comment pouvait-on savoir comment on allait se sentir la journée suivante? L’habillement devrait dépendre de l’humeur. Eh bien, j’avoue, je fais la même chose aujourd’hui. Cependant, je ne sors pas le linge en avance, au cas où je changerais d’idée, mais je sais d’avance ce que je vais mettre.

Les Kzous peuvent être très utiles. Dans le cadre de mon travail, on les appelle les facteurs de risques. Trop souvent, les facteurs de risque sont laissés pour compte dans les projets et c’est quand on est nez à nez avec un problème qu’on fait appel à eux. Bref, on se sert des Kzous pour que tout roule sans problèmes.

Évidemment, les Kzous peuvent être extrêmement néfastes si on leur donne trop de place. À une certaine époque, ils sont arrivés à me paralyser et à détruire la qualité de ma vie. Je leur donnais trop d’importance, je ne voulais pas prendre des risques inutiles, donc je ne faisais rien. Au pire, on peut développer des tics et ne pas marcher sur les craques du trottoir au cas où le monde cesserait d’exister. Si on tombe dans l’extrême Kzous, on ne sort plus de chez soi, car on ne peut pas tout anticiper.

En fait, les Kzous sont des petites alarmes qui ne font que prévenir. J’ai tendance à faire des listes To do et des planifications dans chacun des aspects de ma vie. C’est ma manière de contrôler mes Kzous. Quand on les met sur papier, ça les calme. Parfois, on peut même jeter le papier tout de suite après.

Il y a quelques semaines, je paniquais parce que ma semaine était trop remplie. J’ai ouvert mon chiffrier et je me suis fait une grille horaire. J’ai mis toutes les tâches que j’avais à faire. Les Kzous qui me trottaient en tête, au cas où. Quand j’ai vu que j’allais avoir le temps de tout faire, j’ai lancé ma planification par-dessus mon épaule. L’effet a été instantané, mes Kzous ont diminué, parce que je me sentais en contrôle de la situation. Bon quand Superpapa a vu mon chiffrier, c’est lui qui a paniqué, mais juste parce qu’il trouve que je m’en mets trop sur les épaules.

Alors que fait-on quand on a des Kzous plein la tête? Moi, je les aime bien. Ce sont mes petites manies, mes petites angoisses, mes petits croches. Je ne veux pas qu’ils prennent trop de place, mais quand un drapeau rouge se lève, je suis aux aguets, prête à faire ce petit plus pour voir si tout est correct. Il faut arriver à relativiser. Certains Kzous sont de trop. Avec le temps, j’ai appris à ne plus vérifier si la cafetière est allumée et je ne me lève plus la nuit pour voir si P’tit Clown dort bien.

Crédits photo: © smee_me
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Mercredis littéraires : Rêves d’enfants, rêve de grands ?

Publié par Anik le mercredi, avril 27, 2011 6 bouteilles à la mer...

Mon bébé, déjà captivée par la lecture,
a grandi et adore toujours les livres !
 Avez-vous parfois l’impression de ne pas savoir quelle est votre mission dans la vie ? D’avoir l’impression d’être passée à côté du sens réel de votre vie ? De ne pas exploiter vos réels talents ou passions ? Bref, d’avoir fait des choix qui ne sont, à toute fin pratique, pas conformes à votre véritable moi ?

J’ai longtemps eu cette impression, lorsque j’enseignais aux petits. Je le faisais correctement, mais une petite voix me disait que je n’étais pas à ma place. Pourquoi étais-je devenue enseignante ? Je dirais que ce fut un choix rationnel. Un métier varié, de bonnes conditions, de la place pour la créativité, des contacts humains. Voilà qui semblait pouvoir me convenir.

Or, si je m’étais écoutée, je serais devenue sexologue. Mais j’avais peur du jugement des autres quant à ce métier disons, pas très traditionnel. Et j’ai eu peur de l’échec, puisqu’il me fallait faire la maîtrise pour exercer cette carrière. Or, la croissance personnelle, pouvoir aider les gens, surtout dans le domaine du couple et de la sexualité, cela me passionnait réellement. Ce n’est pas pour rien que déjà adolescente, je formais des couples dans mon entourage (avec un taux de réussite, ma foi, assez élevé).

Cependant, j’ai toujours eu une autre passion en parallèle : écrire. Ainsi donc, dès mon adolescence, je savais ce que je voulais faire : aider les autres adultes et écrire. Toute petite, j’écrivais toujours. Des romans, un journal intime… Je rêvais de devenir romancière, mais en vieillissant, je me disais que c’était plutôt impossible. Rares sont ceux qui réussissent dans ce domaine. Et hop, le rationnel m’empêchait de me diriger vers mes rêves…

Aujourd’hui, à 35 ans, pourtant, ma vie a pris un tournant et j’ai décidé de les vivre, ces rêves : j’ai publié un livre, je m’amuse à bloguer, la rédaction de mes deux prochains livres avance à bon train et j’entame une carrière de coach de vie dans laquelle je pourrai aider des gens et des couples en mettant à profit ma passion pour la croissance personnelle. J’ai réalisé, en enseignant au collégial, que c’est avec les adultes que j’aime davantage intervenir, que je peux leur enseigner en groupe ou individuellement, en coaching.

Bref, j’écoute aujourd’hui ce que ma petite voix d’enfant et d’adolescente savait déjà, mais que j’ai refusé d’écouter.

Christine Michaud, dans son livre « C’est beau la vie », propose d’observer des photos de vous quand vous aviez 5 ans. Qu’est-ce que vous comprenez de ces photos ? Qu’y voyez-vous ? Peut-être verrez-vous vos passions transparaître devant vous. Pour sa part, Christine, qui est devenue critique littéraire dans la trentaine, possède une photo d’elle lisant à côté d’une télévision fermée. Révélateur, non ?

Parfois, je me demande si mes trois filles ne seront pas écrivaines. Ma plus vieille me dit qu’elle veut écrire et illustrer des mangas (avant, elle disait simplement qu’elle voulait être une artiste)… Ma fille de 5 ans me dit qu’elle veut être écrivaine. Et ma petite dernière passe son temps à lire et à inventer des histoires. Telle mère, telles filles ? Jamais je ne mettrai en doute leurs rêves, aussi fous qu’ils soient.

Et vous, que vouliez-vous faire à 5 ans, à 10 ans ou à 13 ans ? Quels sont les rêves que vos enfants vous partagent quant à leur passion et objectifs futurs ? Ce qui est merveilleux avec les jeunes, c’est qu’ils ne se laissent pas censurer par la raison. Et ils ont bien raison, justement !

J’ai hâte de lire vos commentaires. N’oubliez pas qu’en commentant lors des mercredis littéraires, vous risquez actuellement de remporter votre exemplaire de l’excellent livre de Christine Michaud, C’est beau la vie. Vivre heureux dans le courant de la grâce. Le tirage aura lieu dans deux semaines parmi tous les blogueurs qui auront commenté l'un ou l'autre des quatre premiers mercredis littéraires... Mais plus vous commentez, plus vous augmentez vos chances de gagner!

Crédit photo : © Anik Routhier
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Pipi, caca, poil...

Publié par Julie le mardi, avril 26, 2011 6 bouteilles à la mer...
Frérot continue à son rythme la transition vers l'étape très convoitée qui le mènera vers son statut de petit garçon. Vous savez, celle du "Bye bye les couches, bonjour l'autonomie". Lentement, mais sûrement. ---

C'est peut-être parce que j'ai une soeur hypnothérapeute que j'apprends à essayer de lui passer mes messages de manière indirecte. Je les multiplie. Je les diversifie. Je les répète. ---

J'ai essayé les bobettes peu subtiles. Je lui lance les phrases préférées de ses livres pour qu'il les complète ("les couches, ça pue"... et lui de répondre "et ça pique 'es fesses!". J'ai acheté les plus belles bobettes de Diego (celles avec le motif du pelage de Bébé Jaguar sont tout simplement grrrr...). Croyez-le ou non, j'ai aussi essayé le conditionnement: "Si tu fais un beau pipi, je vais te donner un beau bon-bon!!!".

Voulez-vous voir ma nouvelle trouvaille?

Pissant, non?

© Julie, L'ours qui trône
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Comment embarrasser ses amis ? Ou l'art de déléguer les tâches ingrates!

Publié par Anik le lundi, avril 25, 2011 2 bouteilles à la mer...
Dernièrement, un de mes amis a failli bien regretter d'être venu à la maison. Quand c'est ma semaine de garde, il m'arrive souvent d'inviter des gens à la maison. À défaut de sortir, je fais du social. Enfin, ce jeudi-là, nous sommes allés au McDo et ma petite dynamite a semblé trouver mon copain bien de son goût (normal, il est bien agréable à regarder!).

Une fois de retour à la maison, puisque je devais coucher les filles, mon ami est gentiment monté pour participer à l'heure du conte avec nous. Trois filles. Trois livres. Voilà la routine. Alors que je lisais à ma cadette, mon copain lisait avec ma plus vieille... Puis, ce fut mon tour de lire à mon aînée, alors ma cadette en a profité pour demander à mon ami s'il voulait lui lire une autre histoire.

Le pauvre, il ne savait dans quoi il s'embarquait!

Ma fille lui amène le livre « Venir au monde ». Mon copain ne sait pas que le contenu du livre est, disons, très explicite! Moi, je sais. Mais je ne dis rien... (ah, la coquine!). Il commence à lire, et constate bien assez vite les scènes de nudité et les explications très techniques sur la façon de faire des bébés que contient le livre. Il regarde la vieille perverse que je suis avec un sourire en coin :

- Tu trouves ça drôle, hein ?
- Héhé, oui!

Je me bidonne. Je viens de déléguer, sans le moindre effort, la tâche ingrate d'expliquer à ma fille comment on fait les bébés... Quelle efficacité ! Après que les filles soient couchées, mon copain m'a avoué avoir fait un peu de censure en lisant le livre... Ah, je ne vais pas lui en vouloir pour si peu... Après tout, j'avoue que j'aurais pu intervenir sur le choix de livre de ma fille, mais j'étais trop curieuse de voir comment il allait s'en tirer. Avec des amis comme ça, pas besoin d'ennemis... Sans rancune, mon beau ? ;-)  Comme quoi, le rire est la solution à tout ! Vous ne trouvez pas ?

Crédit photo : © saree0palace
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Quand dimanche rime avec potinage

Publié par Julie le dimanche, avril 24, 2011 8 bouteilles à la mer...
Oyez, oyez! ---

En plus des potins habituels, Anik, Maman 3.0 et moi vous proposons de parcourir le plus récent numéro de Montréal pour Enfants. Il est disponible en kiosque mais aussi en ligne, en format PDF. ===

En page 8, Anik signe l'article La gentillesse selon Ferrucci. Elle vous propose de découvrir la vision de cet auteur et vous invite à développer la gentillesse auprès de vos enfants, un jour à la fois.

En page 18, elle vous convie, cette fois à laisser vos lubies s'exprimer, et à parcourir son nouveau blogue.

Enfin, en page 24, c'est à mon tour et à celui de Maman 3.0 de vous inviter à sortir. Nous vous présentons Familles en cavale, notre nouvelle chronique à 4 mains. Le concept? Nous explorerons différents lieux de Montréal en compagnie de notre marmaille. Cinq enfants, beaucoup d’humour et des dizaines d’idées de sorties !


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Tout le monde en parle...

Julie et Maman 3.0 se lâchent lousses
Deux mères poules et leurs cinq cocos, à Pâques!

Mylen rend un très bel hommage
L'influence du père n'a pas de date de péremption

Arsène est de mèche avec Martine
Thème d’anniversaire: détectives privés en mission

Tchoubi lancera bientôt son livre numérique
50 projets créatifs inspirants

La fille de Marâtre a bien raison
Les yeux de ma fille

Catherine l'a l'affaire
La vérité rêvée

Un coup de coeur de Geneviève et 7 étapes pour saliver
À Pâques, apprenez à vos enfants comment déguster le chocolat !

Maman à bord sait que ça viendra bien, alors elle en profite
Le regard des autres

"Je veux un bébé" fait son annonce en grand
9 blogueurs: l'annonce sobre

Annie replonge dans les années 30
Comment faire la vaisselle

Tout jolis, les bricos chez Claudia
Nos cocos de Pâques

Bon dimanche pascal!
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Cauchemar

Publié par Julie le samedi, avril 23, 2011 6 bouteilles à la mer...
J'ai fait un accident de voiture. Un gros. Le véhicule est une perte totale. Et moi aussi d'ailleurs. ---

J'étais seule. Je me suis étirée pour saisir un objet du côté passager. Sans trop m'en rendre compte, je me suis engagée dans la voie juste à ma gauche. Il y avait une courbe et je l'ai mal négociée. J'ai traversé la voie à contre-sens en coupant de justesse une voiture qui a à peine eu le temps de klaxonner. ---

À ce moment, tout est devenu silencieux. Ma voiture a heurté la rambarde et mon coeur s'est envolé. Je suis restée un instant suspendue dans l'air avant de plonger vers la falaise. J'ai ressenti cette sensation désagréable d'être en montagnes russes. Je me dirigeais droit vers le fleuve, juste en dessous. Je savais que j'allais frapper plusieurs rochers avant la fin. Dans ma tête, une espèce de sagesse l'a emporté sur la peur. Je me suis simplement dit: "Ça y est, c'est fini. J'espère qu'on saura me retrouver ici".

À cette seconde, j'ai réalisé que je rêvais. Comme je le fais toujours pour m'éveiller quand mes rêves sont ennuyeux ou trop intenses, j'ai compté jusqu'à 3 et j'ai ouvert les yeux. Je me suis assise dans mon lit en poussant un soupir de soulagement. Mon cœur battait à tout rompre, ma voiture venait de se fracasser au bord de l'eau et moi de me casser le cou. Mais, j'étais sauvée.

Je ne sais pas trop comment m'expliquer. Au lieu de mourir de peur, j'ai juste songé à mes enfants. J'ai eu le temps de les évoquer et de leur envoyer une dernière pensée. C'était un réflexe.
C'était un éclair et c'était pourtant la seule chose que j'ai pensé faire. Je suis une maman. Une vraie.

Jusqu'à ma dernière fibre... et mon dernier jour!

Crédits photo: Licence CC Ruben Whitehouse
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Le rituel du Vendredi saint…

Publié par Anik le vendredi, avril 22, 2011 1 bouteilles à la mer...
Quand j’étais petite, ma tante Lisette m’avait un jour fait cette révélation :

« Si tu réussis à garder le silence pendant une heure, le Vendredi saint, Dieu exaucera un de tes vœux. » Ah, je vous le jure, j’ai essayé autant comme autant. Chaque année. Je n’ai jamais été capable. Encore cette année, pourquoi pas, je vais essayer.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime le fait de tenter de réussir des choses difficiles. Cette fierté, lorsqu’on accomplit l’exploit, vaut de l’or, selon moi. Pour croire en soi, certes, mais aussi pour croire que tout est possible quand on veut vraiment.

Alors, en ce Vendredi saint, j’ai envie de faire une liste non exhaustive des petits « sacrifices » (pour rester dans le thème du religieux) que j’ai réussis dernièrement et qui m’ont fait croire davantage en moi…

- Cesser d’écouter la télévision certains jours (et si vous voulez un truc infaillible pour que vos enfants ne regardent pas la télévision pendant quelques jours sans chialer, lisez absolument ce billet) et avoir diminué drastiquement mon temps passé devant le petit écran.
- Ne pas avoir acheté de sac de chips depuis deux mois. J’en ai mangé quelques-unes, chez d’autres personnes, et c’est tout.

- Me passer la soie dentaire tous les soirs et me crémer le visage matin et soir (c’est con, mais je n’y arrivais pas, il a fallu que je me botte le derrière).

- Prendre le temps de méditer le matin 5 minutes.

- Faire mon journal de gratitude en soirée même si je n’ai qu’envie de dormir.

- Souper à table tous les soirs avec les filles (avant, c’était devant la télé).

Et vous, quelles sont les petites réussites ou quels sont les petits défis que vous êtes fier ou fière d’avoir accompli ?

Crédit photo : Joe Lanman
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Pâques à six ans

Publié par Evely le jeudi, avril 21, 2011 1 bouteilles à la mer...
Je devais avoir six ans. Oui, c’était à six ans, parce que j’avais cette horrible coupe de cheveux à la Nathalie Simard. La neige était complètement fondue et le soleil réchauffait de plus en plus les journées printanières. Maman m’avait mis mes bas collants blancs en laine, ma jupe écossaise, mon chandail blanc que je n’avais jamais le droit de mettre parce que je le tachais à chaque fois sans faire exprès et un veston style collège privé à la garçonne. Elle avait passé des heures à me faire la courbe parfaite de Mireille Mathieu dans mes cheveux rebelles. Elle m’avait acheté une paire de souliers inconfortables et trop brillants que je devais mettre, puis elle m'avait dit d’attendre au salon pendant qu’elle préparait mon frérot grano. Quand il est sorti de la salle de bain, il avait l’air d’un enfant de chœur. Je le sentais aussi réfractaire à cette accoutrement que moi. Évidemment, aux yeux de maman, nous étions beaux à croquer.

Comme à l’habitude, nous sommes allés à l’église. C’était dimanche, après tout. Bizarrement, l’église était bondée. Ça n’arrive qu’à Noël des trucs comme ça. Il y avait des familles partout et leurs membres étaient tous aussi bien sapés que nous et les enfants, aussi malheureux. Du haut de mes six ans, je me souviens que le curé n’en finissait plus de radoter à propos de Jésus et de quand il s’est réveillé dans son tombeau. Maman m’avait dit qu’on appelait ça la résurrection. Moi, je me demandais si quelqu’un allait me « résurrecter » après la messe. « Ressuscité » m’avait corrigé frérot grano qui s’étouffait presque dans son col de chemise raide. Résurrecter, ressuscité, on s’en fout, il fait gros soleil dehors, qu’on en finisse avec Thomas qui n’y croit pas.

Finalement, le curé nous a renvoyés en nous bénissant du bout des doigts et en marmonnant quelque chose en latin. Le soleil se faisait plus radieux qu’à l’habitude. Maman était elle aussi radieuse. Elle portait une robe bleue aqua et verte turquoise avec un veston rose à épaulettes larges. Je suis certaine que si je revoyais aujourd’hui cet ensemble, je rirais. Après tout, c’était les années 80 et la mode était de mauvais goût, mais dans mon souvenir c’était le plus beau des ensembles et elle avait l’air d’une actrice qui s’accapare les regards de tous tellement elle était belle. Des tulipes de toutes les couleurs ornaient les plates bandes du voisinage. Les lilas commençaient subtilement à parfumer l’air encore humide. Les oiseaux étaient revenus du lointain pour faire leur récital de la saison nouvelle.

À notre retour à la maison, maman avais proposé que nous allions voir dans la cours arrière. Elle disait que ce matin, un lapin s’était promené dans le jardin et qu’il était peut-être encore là. Frérot grano s’était lancé dans les buissons à la recherche du lapin, mais il était ressorti avec des chocolats en forme de lapin. Maman m’avait expliqué que c’était Pâques et que le lapin avait caché des cadeaux dans le jardin pour nous. Je ne m’en souvenais pas, mais il paraît que ça arrive à chaque année depuis ma naissance.

J’ai trouvé plein de chocolats et un ballon. Je revois encore de mon ballon jaune et bleu. Il était magnifique et j’ai remporté plein de coupes du monde imaginaires grâce à lui et ce pendant les années qui suivirent. Après que nous ayons vidé le jardin de tous ses chocolats et cadeaux cachés, maman nous avait demandé de nous installer pour le brunch. La température était si belle que nous avons mangé dehors. Je dégustais les croissants et les petits pains à la confiture. J’aimais la sensation du soleil chaud mélangé à la brise fraîche.

Après le brunch, nous avons enfilé des vieux pantalons et nous avons joué au ballon jaune et bleu. Frérot, qui jouait dans une vraie ligue de soccer, était juste trop fort contre moi. La journée s’est estompée et le soir est arrivé trop vite à mon goût. J’ai eu le droit au chocolat du lapin comme dessert ce soir-là. Le chocolat avait vite disparu sous ma dent sucrée. J’avais déjà hâte à Pâques prochain.

À sept ans, je me souvenais de Pâques, alors la découverte était moins grande, sauf que cette année-là, il pleuvait. Je ne sais pas comment il a fait, mais le lapin était entré dans la maison pendant la messe et avait caché des chocolats partout et c’était une poupée qu’il avait laissé pour moi ce coup-ci. Après le brunch, nous avons passé l’après-midi à dessiner et à jouer.

Aujourd’hui, je regarde P’tit Clown et je me dis que je suis vraiment chanceuse de pouvoir lui offrir des souvenirs comme ma maman l’avait fait pour moi. J’aime l’imaginaire, la magie, les contes. Je serais dans les années à venir, un lapin, une fée des dents, un père Noël, une sorcière et tous ces personnages fantastiques qui font briller les jolis yeux enfantins. Vous ne pouvez même pas imaginer à quel point ça me rend heureuse.

Crédits photo: © LanyLane
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Lancement des mercredis littéraires : C'est beau la vie - Vivre heureux dans le courant de la grâce!

Publié par Anik le mercredi, avril 20, 2011 17 bouteilles à la mer...
Dernièrement, je souhaitais une inspiration pour renouveler mes écrits sur le blogue. Je me suis donc demandé « Comment pourrais-je avoir du plaisir à écrire tout en me gâtant ? » Et c’est là que la réponse est venue! Claire comme de l'eau de roche, limpide!

J’ai demandé à l’éditeur de mon livre, Un monde différent, de me fournir quelques lectures parmi une sélection de livres qui m’interpelaient, afin que je puisse les parcourir et partager avec vous mes découvertes… Mais je ne vous ai pas oubliées, chères lectrices ! J’ai aussi demandé à mon éditeur de me fournir une seconde copie du livre, afin que je la fasse tirer parmi celles qui commenteront.


Contrairement à Julie, je n’opterai pas pour l’entrevue, mais plutôt pour une réflexion sur les concepts que j’ai aimés des livres choisis… Et je vous demanderai de poursuivre la réflexion. Chaque mois, je vous présenterai un nouveau livre, à raison de quatre billets les mercredis. Pourquoi quatre billets ? Parce que ces lectures sont si riches qu’il y a beaucoup à partager. Et cela vous donne quatre fois plus de chances de gagner, si vous commentez chacun d’eux…

Alors, sans plus tarder, j’y vais…

Quand j’ai reçu ma boîte de livres, je les ai regardés, senti… Je voulais que mon intuition me guide vers celui qui serait le bon pour mieux, à ce moment précis de la vie. C’est beau la vie – Vivre heureux dans le courant de la grâce!, de Christine Michaud, est le bouquin vers lequel j’ai été attirée.

Et je ne regrette pas mon choix… J’ai dévoré le livre en deux jours et j’ai adoré les nombreuses idées sérieuses et parfois un peu « fofolles » que j’y ai puisées.

À titre d’exemple, Christine parle des lutins de l’entrepôt. Laissez-moi vous expliquer ce sympathique concept.

Imaginez que vous disposez d’un vaste entrepôt. À l’intérieur se trouve tout ce que vous pourrez souhaiter au cours de votre vie. Tout : le conjoint parfait pour vous, de voyages, votre maison de rêve, de l’argent, des idées de projets, des enfants, des amis, un corps sublime, des qualités. Du tangible comme de l’intangible, mais tout ce dont vous pourriez rêver.

Des petits lutins y travaillent. Vous n’avez qu’à passer votre commande, puis à les laisser s’exécuter. Ils vous livreront le tout, et gratis à part de cela ! Mais il y a un hic. Vous ne devez pas changer d’idée quand vous commandez. Si vous demandez le conjoint de vos rêves avec tel et tel critères, n’allez pas ensuite douter de vos critères (ah, j’ai trop demandé, ça n’existe pas!). Vos petits lutins devront alors ramener à l’entrepôt le super conjoint que vous aviez d’abord demandé et perdre leur temps et leur énergie avant une autre livraison. Bref, quand vous passez une commande, attendez la livraison avec confiance. Vos petits lutins sont très fiables. Ils vous livreront la marchandise. Comment ? Ce n’est pas important. Ils ont plus d’un tour dans leur sac. Mais ayez confiance et attendez la livraison. Ne mettez pas de pression ni sur vous, ni sur vos lutins…

Comment faire ? Essayez cette phrase : « Ce serait l’fun si… » et faites vos demandes, puis lâchez prise. Personnellement, je me suis amusée à faire le test, cette semaine. Alors, j’ai demandé des choses gratuites et des rabais… J’ai eu plusieurs livres, un chocolat chaud, un beigne, un smootie, des chips, du fromage et une réparation de manteau, tout cela gratuit. J’ai trouvé une station d’essence à 0,10$ de moins du litre sans faire d’efforts. J’ai trouvé des pizzas en méga spécial. J’ai aussi fait quelques demandes, comme un feu vert au coin de la rue où j’attends toujours, de bonnes lectures (et on m’a prêté un livre sur l’intuition), une caissière qui se libère quand j’arrive près des caisses, arriver à rejoindre une amie au bon moment pour une promenade, des vêtements qui me parlent pour l’été sans que ce soit cher, des bottes de pluie en solde pour mes filles, etc. Tout cela dans les trois derniers jours…

Oui, vous me direz que ce sont de petits riens. Mais je prends ainsi confiance en mon pouvoir de demande… En mes petits lutins d’entrepôt qui livrent la marchandise… Et ces réussites me font croire qu’ils travaillent avec ardeur. Alors, je vais viser plus grand.

Et chaque matin, je lancerai une ou plusieurs demandes… « Chers petits lutins, ce serait l’fun si… »

Allez, laissez-vous aller… Complétez cette phrase « Chers petits lutins, ce serait l’fun si… » pour courir la chance de gagner votre exemplaire du livre « C’est beau la vie », de Christine Michaud, aux Éditions Un monde différent… La semaine prochaine, je vous proposerai un exercice amusant pour découvrir quelque chose sur vous…
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Erreur sur la personne

Publié par Julie le mardi, avril 19, 2011 5 bouteilles à la mer...
En fin de semaine, il y avait le spectacle de danse de mes deux poulettes. Puisque je n'ai plus de secrets pour vous, je vous dirai que j'étais un peu inquiète. Cette belle représentation de deux heures se passait juste à l'heure de la sieste de Frérot. ---

Heureusement, j'avais invité Tante V en renfort afin de survivre à toutes ces émotions. Le ratio "deux adultes majeures et vaccinées" et "un terrible two" m'apparaissait optimal. Or, il se trouvait que j'attendais ma copine dehors, à travers la foule de parents ravis, les bras comblés de fleurs et de toutous. Il ne faisait pas froid. Il faisait frette. Et Frérot commençait à montrer des signes d'impatience dans sa poussette.

Julie, transie - Frérot, mon Ti-Lou, reste assis dans ta poussette.

Frérot, essayant de passer sous la tablette - Non. Pas assis.

Julie, puis tentant la diversion - Où elle est Tante V?

Frérot, montrant sa couleur - Non. Pas Tante V.

Julie, rêvant d'une subite power nap pour son fils - Reste assis, mon Minou. Veux-tu ton Nunu?

Frérot, visiblement irrité de la consigne maternelle - Non, pas Nunu!

Julie, essayant de replacer Frérot qui tente une manoeuvre de contorsionniste - Frérot. Il faut encore attendre une minute. Reste assis. Tu vas te faire mal.

Frérot, constant -Maman. Arrrrrrêteuh (prononcé à la rimouskoise, s.v.p.!). (puis levant le ton pour mieux s'exprimer devant la foule maintenant captive - ÇA SUFFFFFIT, Madame!

Non. Frérot n'avait pas l'air d'un ange dans sa poussette (ni dans la salle de spectacle non plus, d'ailleurs!).

Après Maman 3.0 qui se fait appeler Maman Côté, moi aussi j'ai maintenant mon sobriquet! Madame, c'est-y pas assez personnel et affectueux, ça?

Crédits photo: Licence CC mfigrs
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En route vers la liberté...

Publié par Anik le lundi, avril 18, 2011 3 bouteilles à la mer...
Samedi matin, j'ai vécu un moment de grâce... Un moment charnière dans ma vie de mère... Le constat d'une évolution qui a généré en moi un énorme plaisir. Mes filles ont pris un coup de vieux (mais pas moi... une chance!). Samedi matin, j'ai paressé au lit jusqu'à 9 heures (d'accord, il y a eu quelques apparitions de ma plus jeune dans ma chambre, mais rien de bien compliqué)... Je me suis levée et les filles avaient déjeuné. Ma grande avait préparé du gruau « Dinosaures » pour elle et ses sœurs.

Mais, leur débrouillardise ne s'était pas arrêtée là. Lorsque je suis descendue des escaliers, j'ai vu un tas de sacs dans l'entrée... Je me demandais ce que c'était. Le père Noël était-il passé pendant que je faisais la grasse matinée ? Mais non, ma fille me répond :

- On a fait nos bagages pour aller à Thetford chez grand-maman!

Wow, tout était fait ! Ok, le choix de vêtements était parfois un peu particulier (évidemment, leur robe de « soirée » faisait partie des bagages), mais j'étais émue de cette initiative. J'ai toujours prôné l'autonomie et la débrouillardise (même si parfois, ça génère des gaffes que je dois ramasser)... Et les filles grandissent en ce sens... Fini, les bébés! J'ai de grandes filles maintenant de 3 ans, presque 5 et presque 8... La vie change, la vie évolue, la vie est belle !
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Quand dimanche rime avec potinage

Publié par Julie le samedi, avril 16, 2011 5 bouteilles à la mer...
Désolée les filles. Il n'y aura pas de potins aujourd'hui. ---
Grosse semaine ;-)

--- Bon dimanche!

--- Crédits photo: Licence CC yXeLLe ~@rtBrut~
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Avez-vous vu notre beau "scrapcook"?

Publié par Julie le samedi, avril 16, 2011 13 bouteilles à la mer...
LE cartable. Celui qui frise le zèle. Je vous en ai déjà parlé. Je vous ai dit qu'il me permettait de m'organiser, d'avoir des idées et d'éviter les envies passagères (mais furieuses!) de McDo. Ça avait inspiré Maman à bord et fait saliver Mamanbooh.

Je vous en parle à nouveau aujourd'hui parce que notre livre est devenu un projet rassembleur. Mes filles et moi prenons plaisir à popoter ensemble, à identifier nos bonnes recettes et à "les écrire pour quand je vais être une adolescente et que je voudrai cuisiner toute seule".

Or, pour mes deux princesses, écrire les ingrédients de nos coups de coeur ne suffisait pas (en plus, c'est moi qui me tapait tout le boulot!). Il nous fallait bricoler! Je vous présente donc notre "Scrapcook".


Voyez-vous, avec un premier bébé, j'avais encore le temps de faire du scrapbooking. Après deux, j'avais encore le temps de faire imprimer les meilleures photos. Après trois, c'est à peine si je prends des photos! Et puisque mon matériel dort sur des tablettes depuis sept ans, j'ai combiné les deux projets!

Notre livre contient les recettes qu'on ne veut pas oublier. Les classiques de Mamie et de GrandMaman.


Les recettes faciles à faire (et santé!) de Geneviève.


Nos improvisations réussies.

Les recettes qui goûtent "chez nous".
Et celles qui, j'espère, leur rappelleront leur enfance.

Qu'est-ce que vous en pensez?

Crédits photo: ©Julie

Ce cartable en bois m'a été offert par ma petite soeur, une trouvaille touristique signée Ma grand' noire).
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L’attente : positive ou néfaste ? Attendez d’avoir fini de lire ça pour vous faire une opinion !

Publié par Anik le vendredi, avril 15, 2011 4 bouteilles à la mer...
J’ai longtemps trouvé que la patience était inutile. Que c’était un véritable fléau. Que c’était moche d’attendre… Et je vous jure, j’essayais de ne jamais attendre. Je fonçais, j’allais vite, je m’apportais quelque chose à faire pour les moments d’attente (à la clinique, par exemple, ou dans une file d’attente à l’épicerie…). Puis, la vie m’a confrontée à mon pire défaut : l’impatience…

Et elle m’a confrontée « pas à peu près », c’est-à-dire dans toutes les sphères de ma vie en même temps, en m’envoyant des épreuves que je ne pouvais que traverser à l’aide de patience. D’un tas de patience. Or, à force de devoir patienter, je réalise que j’ai développé de la patience… Oui, il a tout de même fallu que je fasse des efforts conscients et parfois farfelus pour y arriver (comme je le raconte dans cette anecdote sur mon nouveau blogue Lubies de maman), mais je suis très satisfaite du résultat.

Mais plus encore, je lisais hier dans le livre « C’est beau la vie », de Christine Michaud, qu’on pourrait profiter des périodes d’attente pour se préparer à recevoir ». Et ça me parle beaucoup, énormément… Infiniment… Parce que oui, j’ai l’impression que ce pourquoi j’ai attendu en 2010 et même en 2011 fera en sorte qu’une fois l’attente terminée, j’en profiterai vraiment et je serai bien plus consciente de sa véritable valeur… C’est un peu comme les enfants qui attendent un cadeau. Si on l’achète à la première supplication, le jouet prend vite le bord. Mais si l’enfant le désire, l’attend, le demande, le veut et finit, après une assez longue période pendant laquelle il a persévéré dans son souhait, par l’obtenir, il est fort à parier que cet objet prendra une signification et une valeur particulière à ses yeux.

Alors oui, l’attente paraît pénible sur le coup… Mais elle peut présenter d’énormes bénéfices. Avez-vous déjà attendu longtemps quelque chose ou quelqu’un ? L’obtention de cet élément désiré a-t-il fait une différence dans votre appréciation de ce même élément ? En d’autres termes, est-ce que l’attente est bénéfique ?

Crédit photo : © SimonWhitaker
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Des mots qui font sourire

Publié par Evely le jeudi, avril 14, 2011 3 bouteilles à la mer...
« Yé ben plate ton fils » qu’elle me lance avec un sourire dans le coin. La gardienne de P’tit Clown fait toujours un spécial pour l’anniversaire des marmots. Ils ont droit à leur repas préféré et à un morceau de gâteau pour la collation d’après-midi. Habituellement, ça veut dire un diner de hot dogs ou de pizza. La plupart des enfants préfèrent les spaghettis ou les hamburgers accompagnés de frites, mais pas mon fils.

Mon fin gourmet aime le poisson. Non, non pas les bâtonnets, il aime le saumon et le poisson blanc avec des légumes et du riz. La gardienne qui veut lui faire plaisir me demande ce qu’il aime d’autre, question que ce soit un peu plus festif. « Tu peux lui faire du couscous aux légumes et porc, c’est son plat préféré. Tu sais il mange de tout, il adore la mangue ». Elle nous regarde les épaules basses, déçue. « Yé ben plate ton fils, c’est pas festif comme repas ». J’ai beau argumenter qu’il adore ça, que c’est chouette, mais elle n’est pas de mon avis.

Je dois avouer, j’étais fière. Fière que dans l’esprit de mon fils, le poisson soit aussi bon au goût qu’un hot dog. Et pourquoi pas, d’ailleurs? Finalement, ils ont mangé des Pogos! Pas grave, ce soir là, nous avons fait un pâté au saumon et des crudités. Je sais, qu’assez vite, il trouvera aussi que la pizza est le meilleur met sur la terre, mais d’ici là, on en profite et quand on sera rendu à la pizza, on va la faire maison.

***
- « Shante maman ».
- « Elle avait des bagues à chaque doigt… ».

Quand P’tit Clown sort du bain, il vient s’asseoir sur mes jambes pour que je le sèche. Et en le séchant, je lui chante SA chanson. Il prend la crème hydratante et s’en met un peu dans les mains et l’étend sur ses bras, ses jambes et son bedon. Je fais la même chose en chantant. Nos doigts s’entrecroisent et se chatouillent doucement. Quand on a fini, je le recouvre dans les serviettes, le serre contre moi et me balance au rythme ralenti de SA chanson. «… on a continué à tourner tous les deux enlacés ».

- « Encore maman, z’plaît ».
J’adore ce moment!

Une autre fois, il a droit au "Tourbillon de la vie". Superpapa nous écoute depuis la cuisine, prêt pour son moment qui suit le mien. Superpapa va prendre P’tit Clown et les deux vont se reposer avant d’aller faire un gros dodo bien mérité. Quand Superpapa ferme la porte de chambre de P’tit Clown, je me sens apaisée, sachant que fiston s’endort rempli d’amour et de câlins.

***
- « Pissrie, pissrie »
- « Non, vendredi soir on va y aller ».

Chaque soir, P’tit Clown nous demande sur le chemin du retour si on peut aller à l’épicerie. C’est notre luxe du vendredi soir. Quand on tourne sur la rue de l’épicerie au lieu de continuer tout droit, deux petites jambes et deux petits bras volent de plaisir à l'arrière de la voiture. Une fois sur place, Superpapa installe P’tit Clown dans un panier. Avant il prenait les petits caddies pour enfants avec le drapeau « Apprenti-client ». Après il a essayé les paniers rouges sur roulettes. Ensuite nous l’avons assis dans la section avant du carrosse comme il est indiqué et recommandé. Maintenant, il aime s’asseoir directement dans le panier tel un gros légume qu'on choisit avec soin pour dégustation quasi immédiate.

Nous choisissons le repas du vendredi soir et P’tit Clown regarde tout ce qui se passe autour. Il adore ça. Mais attention, il y a des règles à suivre. Selon P’tit Clown, c’est maman qui doit conduire le carrosse. Et c’est P’tit Clown qui choisit comment on dispose les aliments autour de lui. C’est lui qui doit donner les aliments à Superpapa pour qu’il les mette sur le comptoir à la caisse. Et, bien sûr, il doit avoir son propre sac de « pissrie » bien rempli (mais léger) en partant.

***

Maintenant pour le luxe des luxes !!! L’épicerie est à côté de l’aéroport, alors on s’arrête dans le stationnement après avoir mis les sacs dans le coffre de la voiture, on regarde le ciel. Un avion passe au-dessus de notre tête, si bas qu’on croirait presque pouvoir y toucher et si fort qu’il faut presque crier pour s’entendre. Des sourires se dessinent sur nos visages alors que l’avion disparaît quelques mètres plus bas sur la piste d’atterrissage. Ça commence bien les fins de semaine si vous voulez l’avis de P’tit Clown qui pointe le ciel redevenu vide.

Crédits photo: © de2
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Entrer en relation avec des inconnus : facile ?

Publié par Anik le mercredi, avril 13, 2011 4 bouteilles à la mer...
Récemment, j'ai formulé la demande de rencontrer de nouvelles personnes... J'avais envie de nouveauté, dans mes projets comme dans mes relations amicales ou de travail...

Par un drôle de hasard (mais le hasard existe-t-il vraiment? Je ne crois pas!), j'ai assisté à la conférence d'une ancienne connaissance suite à ce qu'il m'ait écrit en se trompant de courriel (il écrivait à une autre Anik)... Cette conférence (vraiment excellente, donnée par le coach François Martin) portait justement sur les relations : comment entrer en relation avec les autres ? Pendant cette conférence, j'ai rencontré l'autre Anik, hyper sympathique, que je vais revoir bientôt...

Récemment, la maison de quartier et Facebook m'ont aussi permis de faire de nouvelles connaissances « en vrai »... Au travail, quelques collègues sont devenues des amies plus proches que je vois de temps à autre... Bref, il y a de la mouvance dans mes amitiés... Et je trouve ça super (mais j'aime toujours autant mes amies de longue date, évidemment).

Cela me laisse croire qu'il est plus facile qu'il n'y paraît d'entrer en relation avec les autres. Il suffit probablement d'être ouvert et de ne pas avoir peur du rejet... Quand je prends les transports en commun, que je fais l'épicerie ou que je marche sur la piste cyclable, je profite des occasions qui se présentent pour entrer en relation avec les autres. L'espace d'un instant, d'une minute, d'un trajet de métro... Qu'importe! C'est toujours agréable, je trouve... J'ai même entamé du bénévolat (écoutante téléphonique), et j'ai adoré l'expérience ! J'en suis ressortie très énergisée.

Tout ça pour dire que les contacts humains, ça fait du bien ! Mais qu'il est possible de les susciter davantage, si on le veut bien ! Parlerez-vous à un étranger aujourd'hui ? Sinon, leur ferez-vous au moins l'honneur de leur sourire et de les regarder dans les yeux en les croisant ?

Crédit photo : © Juliecampbell
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Testé pour vous...

Publié par Julie le mardi, avril 12, 2011 6 bouteilles à la mer...
Nous sommes 5 dans la maison. Et des babioles, il y en a partout. Ramasser tout ce bazar prend un certain temps, pour ne pas dire un temps certain... Et c'est comme ça jusqu'à la prochaine tornade!

En ce moment, notre tornade s'appelle Frérot et elle est d'une terrible force 2. Pour y remédier, j'ai mis hors d'atteinte la plupart des jouets qui contiennent plus d'une demi-douzaine de pièces. J'en ai bien laissé quelques-uns pour me donner bonne conscience, mais je regrette souvent mon zèle quand je vois les morceaux éparpillés un peu partout.

Frérot, déterminé - Maman, joue cartes!

Julie, les deux mains dans la farine, tentant une diversion - Range tes blocs avant, d'accord, Frérot?

Frérot, feignant n'avoir rien entendu et me touchant la jambe pour être certain d'avoir toute mon attention - Maman, joue cartes, ok?

Je soupire. Dans l'espoir de terminer le repas, je lui remets le jeu de cartes de mémoire qui capte autant son attention que le meilleur épisode des Télétubbies. Une fois tout mon petit monde repu, douché, diverti et couché, je retourne au salon et je remets les 60 cartes dans la boîte jusqu'à la prochaine rage.

Frérot, ayant englouti son petit déjeuner - Maman, joue cartes!

Julie, tentant une autre manœuvre - As-tu envie de pipi, Frérot!

Frérot, pas dupe - Non, pas 'vie! (puis insistant le contact visuel) Maman, joue cartes, ok?

Je soupire et sors à nouveau la boîte. Il les étale avec contentement pendant plusieurs minutes. Une fois tout mon petit monde rendu à bon port, je retourne à la salle de jeux et je remets les 57 cartes dans la boîte jusqu'à la prochaine rage (il y a mystérieusement de plus en plus de cartes solitaires).

Notre fée du ménage vient demain. Pour être certaine que tout brille comme un sou neuf, on essaie toujours de s'arranger pour libérer tous les planchers et toutes surfaces. Et pour vous dire franchement, on veut s'assurer qu'elle revienne alors on essaie de ne pas la décourager!

Pour ne pas ramasser les cartes des millions de fois avant le passage béni de ladite Fée, je me suis dit que j'allais les ramasser uniquement avant qu'elle ne passe. Depuis deux jours, j'ai donc laissé les dizaines de cartes par terre.

Que s'est-il passé, selon vous?

a) Frérot a délégué Brun et Banon de ranger pour lui
b) Frérot les a rangées entre les craques du sofa
c) Frérot a "clanché" les filles dans une partie de jeu de mémoire
d) Frérot a joué à 52 ramasse.
e) Frérot a réussi à trouver les 3 cartes manquantes
f) Aucune de ces réponses.

La réponse est F.
Frérot n'a pas touché une seule fois à ses belles cartes. Tristement, elles gisent jetées depuis 48 heures. Aucun attrait. Plus aucun sex appeal.

Votre théorie?

Crédits photo: © Julie
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4 ans de surprises et de bonheur...

Publié par Anik le lundi, avril 11, 2011 18 bouteilles à la mer...

Mon lieu de création
 Cette semaine, alors que Julie célébrait la fêtes des soeurs, moi je soulignais mon 4e anniversaire d'habitation dans la maison de mes rêves... Cette maison, ce fut le coup de foudre au premier regard. Elle avait tous les critères que je recherchais... Trouvée 24 heures après avoir décidé de me mettre à la recherche de LA maison que je souhaitais... Tout s'est passé si vite...

Quatre ans, déjà... J'y crois à peine... Et durant ces quatre années, j'ai vécu beaucoup bon nombre de surprises (des bonnes, des mauvaises), mais mon aptitude au bonheur a fait tout un bon... L'éternelle insatisfaite que j'étais a découvert les bienfaits de la gratitude, mais aussi, j'ai réussi à vivre la vie que j'ai envie de vivre et à devenir fondamentalement plus heureuse... Mais c'était prédestiné dans cette maison. Pourquoi ?

J'ai un petit livre qui se nomme « Les dés de la destinée »... À l'intérieur, tous les nombres composés des chiffres 1 à 8 (ce qui donne maintes combinaisons entre 1 et 888) sont définis et associés à un concept... Je demeure au 2874. Une copine m'avait un jour dit : « Wow, ton adresse a une signification super ! ». En effet, j'ai constaté que le 28 signifie les surprises et le 74, le bonheur, selon ce livre vraiment pas scientifique, mais très amusant.

Et mon lieu de relaxation...
Et je vous jure, dans le cas de cette maison, ça correspond vraiment à ce que j'ai vécu ici... Des surprises de tous genres (piscine et toit qui brisent, changement de carrière, séparation, etc.), mais surtout du bonheur... Je suppose que chaque maison a, en quelque sorte, son karma... J'aime celui de la mienne. Et j'adore ma maison. J'espère que j'y serai longtemps heureuse... Et le karma de votre demeure, quel est-il ? Si vous êtes curieuse, fournissez-moi votre numéro civique et je vous dirai ce que mon petit livre en dit. Mais n'hésitez pas à faire vos prédictions avant! ;-)
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Quand dimanche rime avec potinage

Publié par Julie le dimanche, avril 10, 2011 5 bouteilles à la mer...
Et non... ce n'est pas une de mes photos de voyage! Par contre, ça pourrait en être une de PapaZen, car il vient de s'envoler pour 9 jours avec ses élèves. Je vous dis qu'il y en a qui sont à plaindre!

J'ose espérer que ma barque ne tanguera pas trop pendant que je voguerai solo. Voyez-vous comme la m(è)r(e) est calme?

===
Tout le monde en parle...

Pour vos projets brico, CHD a fait une belle trouvaille
Alphabet - animaux

Mésaventures chez Audrey
Karma boomerang
(et maintenant, elle est quitte!)

Dur, dur d'être un bébé chez Happy Housewife
Le parc et celles qu'on y croise...

La vie n'a pas tout à fait amenée Looange où elle voulait aller
Quand je serai grande...

Et Gus, le fils de Prune, a une petite idée, lui, d'où il veut aller
Bavardages...

Maison tapageuse, mais accueillante chez Grande Dame
Leurs amis

Un bon "spaghat" de Nancy, pour meubler votre dimanche (et remplir votre congélo!)
Quoi faire??

J'envoie de belles pensées à Catellina
Incomprise

Une fête simple et réussie chez Lucie
Apprivoiser la simplicité

Béka ch... ch... chante dans sa tête!
Scène quotidienne

Bon dimanche!

Crédits photo: Licence CC craig1black
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Bonne fête des Soeurs!

Publié par Julie le samedi, avril 09, 2011 9 bouteilles à la mer...
Il y a la fête des Mères. Il y a la fête des Pères. Mais dans notre famille, il y a la fête des Soeurs. ---

C'est un rituel que ma petite soeur et moi avons instauré alors que nous étions adolescentes. Je ne sais d'où l'idée est venue. Peut-être avons-nous voulu renforcer les liens quand elle a choisi de déménager à Montréal (c'était encore à l'époque où on se postait des lettres pour se confier). Peut-être souhaitions-nous garder en mémoire les tours qu'on se jouait alors que nous habitions encore toutes les deux dans notre maison familiale rimouskoise (comme glisser une photo de Céline Dion dans une calculatrice scientifique pour un examen hyper stressant en calcul différentiel). Peut-être voulions-nous ne jamais oublier nos séances de potinage dans sa chambre (ou nos parties interminables de Nintendo!). Bref, nous avons discuté et nous avons instauré notre propre fête.

Grâce à un savant calcul à partir de nos dates d'anniversaire, il fut décrété que la fête des Soeurs aurait lieu chaque année le 6 avril. Et notre fête, c'était cette semaine!

"Happy Sister's Day!" lui ai-je lancé dans le courriel que je lui ai envoyé avant de m'envoler pour l'Abitibi. Elle, elle était dans son salon au bord du fleuve. Je lui ai résumé les grandes lignes de ma petite vie et de mes projets (sans pouvoir m'empêcher de lui confier qu'un aéroport était un bien curieux endroit pour entendre la chanson Danger Zone de Top Gun) . En retour, elle m'a raconté ses rêves concernant son FuturTiLou. Chouette!

Je ne sais pas si mes filles créeront aussi leur propre fête. Ni si elles élargiront le libellé pour intégrer Frérot dans le concept fraternel.

Sommes-nous les deux seules originales à s'être construit un événement sur mesure?

Crédits photo: Licence CC adwriter
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Sommeil et faculté d’adaptation sont-ils reliés ?

Publié par Anik le vendredi, avril 08, 2011 0 bouteilles à la mer...
Vos enfants ont-ils besoin d’un contexte particulier pour dormir ? Leur fameuse doudou est-elle obligatoire pour qu’ils s’endorment ? Une petite chanson particulière ? Une douce lumière pour éclairer la pièce ? Et vous, avez-vous besoin d’un rituel ou d’un objet particulier pour vous laisser tomber dans les bras de Morphée ?

Personnellement, je m’amuse souvent à dire que rien au monde ne m’empêchera jamais de dormir ou de manger… L’appétit et le sommeil, ça me vient facilement. Je m’endors généralement en deux minutes, qu’importe l’endroit. Évidemment, j’ai mes préférences… Chez moi, je dors avec un petit coussin et deux oreillers… L’une dernière ma tête, le petit coussin entre mes genoux puisque je dors sur le côté, et un gros oreiller à mes côtés (à défaut de la chaleur d’un homme… ça fait la job, comme on dit, pour se sentir entourée…). Mais même sans cet attirail, j’arrive à dormir dans les transports ou dans les hôtels sans problème.

Or, cette facilité à s’évader rapidement dans le monde des rêves, je crois qu’elle se prépare, et ce, pendant l’enfance. Si nous habituons nos enfants à différents contextes de dodo, je suis convaincue que cela les aidera une fois adultes.

C’est pourquoi j’ai instauré chez moi, récemment, le contexte de « chambres ouvertes ». Et je vous jure, cela fonctionne à merveille! Mes filles adorent !

Vous voulez en savoir plus sur cette façon de développer la capacité d’adaptation de vos enfants, dans un contexte concret, mais aussi dans un sens plus large qui leur servira toute la vie, lisez mon amusant récit à ce propos sur mon nouveau blogue « Lubies de maman – Ou comment mettre du piquant dans votre vie familiale ? »… Vous m’en donnerez des nouvelles!

Crédit photo : © Annetta
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Quand on est au sommet du monde

Publié par Evely le jeudi, avril 07, 2011 0 bouteilles à la mer...
Dans mon cours de karaté il y a beaucoup de jeunes. Ils ont entre 13 et 18 ans. Ils sont plein de vie et parlent de tout et de rien, ils manquent un peu de concentration et rient beaucoup, souvent pour pas grand-chose.

Il fallait se mettre par deux pour un exercice et je me suis jumelée avec une jeune fille de 16 ans. Elle a les yeux brillants et un sourire radieux. Je la trouve vraiment jolie. Elle me rappelle cette belle époque qu’est l’adolescence. Ouf, faut avoir du recul pour dire que c’était une belle époque, mais en fin de compte, c’est tellement vrai. On oublie combien on se cherche à cette époque, combien c’est lourd d’être soi et on garde en poche les beaux moments légers et libres.

Je me souviens que j’avais plus de convictions que de connaissances, que j’étais utopique et prête au combat. À l’époque, je boycottais les vêtements de marque, j’avais les cheveux longs et j’écoutais Nirvana en me disant qu’ils avaient vraiment compris notre société. J’avoue que je n’ai pas tant changé, mais je suis moins catégorique, moins drastique. Disons que j’ai appris que tout n’est pas noir ou blanc, que l’on fait souvent les choses pour bien faire, mais qu’on n’a pas toujours le résultat escompté, qu’il faut mettre de l’eau dans son vin et que toutes les autres manières de faire se valent en fin de compte, car elles ont leur raison d’être aussi.

Je travaillais dès que j’ai eu même 16 ans. Pas le choix, si je voulais aller voir des spectacles avec mes copines, il fallait que je fasse des sous. J’aimais cette nouvelle responsabilité, en fait j’aimais toutes ces nouvelles responsabilités qui m’arrivaient de tous les côtés. Les gens font plus confiance en nos capacités quand on a 16 ans. J’avais le droit d’aller en ville pendant des journées de temps, sans devoir dire exactement ce que je faisais. Je pouvais trainer chez des copines jusqu’aux petites heures, tant que je ne faisais pas trop de bêtises. J’avais une liberté assez grande, bien que ma maman me mette quand même certaines limites. Avec le recul, je suis contente d’avoir eu certaines restrictions pour que je comprenne que j’étais encore une enfant, mais aussi avoir eu toute cette liberté pour que je puisse voir que j’étais presque une adulte.

C’était l’été que nous avions passé sur le bord de la piscine chez Véro, c’était le temps où nous végétions pendant nos soirées dans le sous-sol d’Any avec des fous rires intenses. Les journées de promenade à Montréal avec Genny jusqu’à la tombée de la nuit. Les manèges à la Ronde avec Karine en regardant les gars qui se pavanaient pour notre plaisir. C’était là que nous refaisions le monde en nous promettant de toujours rester ensemble. Moi, romantique qui rêvais d’amour et de voyages, je me disais que ce serait pour toujours. Je pensais que jamais je ne changerais, que jamais aucune d’entre nous n’allait changer.

Le temps fait son oeuvre. Plusieurs choses se sont passées et comme toujours chacune d’entre nous a fait du mieux qu’elle a pu. On s’est cognée contre la réalité, contre nous-mêmes pour différentes raisons et à différents moments, on s’est relevée une à une un peu désillusionnées légèrement changées et en fin de compte, on s’est perdue de vue. Certaines plus que d’autres, d’autres moins que certaines. Des fois avec les malentendus qui s’incrustent de manière venimeuse dans les amitiés sans vraie bonne raison, des fois dans la distance des choix et des visions, mais majoritairement tout simplement parce que le temps passe et que bien qu’on ne voulait pas perdre contact, on a juste plus trouvé le temps. Le temps s’est empilé sur le passé et n’a laissé que des souvenirs.

Enfin, quand je pense à ces filles, je pense à mes 16 ans et l’année de plaisir que l’on s’est fait. Ce temps avant que l’incontournable réalité vienne prendre ses droits et nous rappelle à l’ordre. Je regarde souvent mes photos de cette époque. Le chalet, la Ronde, la graduation, les soirées improvisées, le roller blade, l’alcool subtilement subtilisé et j’en passe, mais sur chacune de ces photos nous avons sourions avec sincérité de joie en se disant que rien ne changera.

Alors que je faisais l’exercice de karaté avec ma jeune partenaire, je me rendais compte que je la trouvais chanceuse. Elle est au début de cette nouvelle vie qui suit l’enfance. Elle a toutes ces embuches encore devant elle et ces beaux moments qui vont en fin de compte éclipser le reste dans ses souvenirs. J’avais le goût de lui dire d’en profiter, de savourer et surtout de ne jamais oublier ce que c’est que d’avoir 16 ans.

Je n’ai rien dit, je me rendais compte que ça aurait fait matante de dire tout ça.

Crédits photo: © Tommy Huynh
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Comment propager le plaisir avec un bidule rouge?

Publié par Anik le mercredi, avril 06, 2011 0 bouteilles à la mer...
Je magasine très peu. En fait, je déteste le magasinage. Si je pouvais tout commander en ligne sans payer de frais de port, je crois que je le ferais. La semaine dernière, je suis allée au Salon de la femme et évidemment, plusieurs kiosques vendaient des produits, dont plusieurs primeurs que je connaissais pas, entre autres, le bidule que je me suis procuré au kiosque de la boutique Séduction au Salon de la femme. Certaines d'entre vous m'ont demandé (que dis-je suppliée) de vous révéler ce que j'ai acheté...

En fait, je ne vous le dirai pas (croyez-le ou non, il m'arrive d'avoir certaines réserves), mais je vous parlerai d'un autre achat fantastique que j'ai fait là-bas... Un objet lui aussi entièrement dévoué au plaisir, mais que j'utiliserai pour le moment à des fins familiales.

Mais qu'est-ce que ce cossin qui fait monter au 6e ciel (n'exagérons pas, tout de même, pour le 7e ciel, c'est ce que j'ai acheté à l'autre kiosque, mais je garde le silence) ? Il s'agit d'une étoile à massage... En fait, cet objet de plastique qui n'a l'air de rien fournit des massages vraiment intéressants... J'en ai des frissons juste à y penser... Mais ce qui est encore plus magnifique avec cet objet, c'est que :

1) On peut l'utiliser pour se masser soi-même à peu près partout sur le corps... Et les résultats sont excellents par-dessus les vêtements...
2) On peut l'utiliser pour masser nos enfants...
3) Nos enfants sont COMPÉTENTS pour l'utiliser et nous donner des massages qui sont vraiment exquis...

J'ai essayé avec mes filles et elles ont ADORÉ ! Moi aussi, d'ailleurs. De beaux moments de détente (et de rire, parce que ça peut chatouiller) en famille! Et un massage pour maman en prime...

Que demander de mieux ? (Oui, je sais, un bel Adonis pour me faire le massage... Mais ça viendra! Je ne suis pas inquiète)
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Torture à 4 mains

Publié par Julie le mardi, avril 05, 2011 5 bouteilles à la mer...
C'est la routine du dodo. Frérot est de belle humeur, sauf qu'il fait des folies sur le divan plutôt que d'enfiler docilement son pyjama. Pour faire diversion et en arriver à mes fins, je le chatouille, mais alors là, pas à peu près. Il éclate d'un grand rire et se tortille en tous les sens. Un gros rire gras comme je les aime, jusqu'à ce qu'il prenne une pause pour reprendre son souffle.

PetiteSoeur choisit ce moment pour faire son entrée dans le salon. Elle a revêtu un T-Shirt "Quelqu'un qui m'aime m'a acheté ce chandail à Percé" et un pantalon de pyjama qui lui arrive à mi-mollet tellement elle a grandi. Les deux morceaux sont d'un vert-impossible-à-trouver-dans-les-magasins-en-ce-moment. Indifférente à son accoutrement suspect et bien décidée à entreprendre la prochaine étape de la routine, elle annonce le plus sérieusement du monde:

"Maman, je vois bien que tu es occupée... mais voudrais-tu me préparer ma brosse à dents? Je vais chatouiller Frérot à ta place pendant ce temps-là..."

Et elle a agité ses doigts menaçants devant Frérot qui s'est remis à hurler de rire!

Crédits photo: Licence CC dolanh
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Comment réaliser qu'on est une vieille perverse ?

Publié par Anik le lundi, avril 04, 2011 8 bouteilles à la mer...
Je suis allée au Salon de la femme vendredi dernier. J'avais ma présentation : j'ai été ravie de l'expérience... Mais j'ai aussi pris le temps de visiter les lieux... À mon arrivée là-bas, comme j'étais à l'avance, j'ai commencé par quelques kiosques.

Le premier qui ait attiré mon attention, je dois l'avouer, est celui de la boutique Séduction... Pour celles qui ne vivent pas à Montréal, je vous décrirais cette boutique comme le « Wal-Mart » du sexe... Cette boutique est immense. On y trouve une quantité phénoménale de bidules qui peuvent mettre du piquant dans votre vie de couple.

Bon, vous allez me dire que je suis célibataire ces temps-ci, mais comme je n'ai pas l'intention d'entrer chez les soeurs, je reprendrai du service un jour ou l'autre... Aussi bien être prête et à l'affut des nouveautés (à défaut d'écouter les nouvelles, au moins je suis au courant de certaines choses)...

Enfin bref, je regarde les trucs et une gentille demoiselle vient discuter produits variés avec moi... Je suis emballée par l'un des produits ! Elle me propose ensuite de participer à leur concours... Évidemment ! Alors, je remplis le coupon et la jeune dame jete un coup d'oeil à mon nom...

- Ah! Je vous connais, vous !
- Ah oui? (je me dis qu'elle a du voir mon livre ou mon blogue, quelque chose du genre... Du coup, je suis un peu gênée...)
- Bien oui, vous étiez ma prof en 5e année!

Arghhh!!! J'ai devant moi la meilleure élève de ma première classe d'enseignement, en 1999. Je me souviens d'elle (et de sa date de naissance, bizarrement!)... Elle termine son bacc en sexologie !

Rapidement, je vais deux constats dans ma tête :
1) Je suis vieille!
2) Mon ancienne élève vient de constater (à cause des produits dont on avait parlé), un aspect de moi assez personnel merci!

Héhé... Il faut s'assumer dans la vie !
Ce fut bien agréable de revoir cette ancienne élève !

Morale de l'histoire : si vous fréquentez un sex shop, soyez prête à rencontrer n'importe qui ! Et gardez le sourire ! ;-P

Crédit photo : © Greencolander
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Quand dimanche rime avec potinage

Publié par Julie le dimanche, avril 03, 2011 1 bouteilles à la mer...
Commencez-vous à sentir la frénésie de Pâques? J'en parlais justement dernièrement avec ma copine Maman 3.0.

On vous invite à notre chasse aux cocos chez Parentzie. Au fil de notre conversation, vous trouverez une foule de liens vers des idées brico et des recettes. En prime, faites la découverte de notre duo explosif, une combinaison des pensées folles de deux mères poules (impossible de trouver ces spécimens rares à la ferme de Pâques).

Suivez-nous par ici!

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Tout le monde en parle...

Oyez! Oyez! Fanny est l'heureuse gagnante du livre Bonne bouffe en famille de la nutritionniste Geneviève O'Gleman. Je vous invite par ailleurs à faire un tour sur Un coin de mon comptoir, le blogue culinaire de Fanny.

Bizz pouffe de rire et se bourre dans les biscuits soda
Vivre sainement le premier trimestre (ou du moins, essayer)

La fille aux yeux couleur menthe à l'eau joue est sportive de haut niveau
Dignité, maternité, fraternité

Anik lance un nouveau blogue
Si vous voulez rire de moi...

Ça coûte cher chez Valérie
Jean dit: achetez des souliers!

Bébé 3 est arrivé chez Germaine
Ce moment

Imprévisibilité chez Sara
Long dimanche

Valérie trace ses plans d'avenir en suédois (bonne chance pour la suite!)
La réponse

Madame Cornu me remplit d'amour pour mon trio
Son petit coin

Evyzmora réfléchit sur l'intimidation à l'école
Mamamïa

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Vous pouvez partager ici votre meilleur billet de la semaine ou un billet que vous avez apprécié.

Bon dimanche!

Crédits photo: Licence CC erix!
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Déshabiller Pierre pour habiller Paul

Publié par Julie le samedi, avril 02, 2011 2 bouteilles à la mer...
C'était il y a à peu près deux semaines, à six heures du matin. Après avoir préparé le petit déjeuner de mon trio, j'ai laissé la barre à PapaZen pour la dernière partie de la routine matinale.

Branle-bas de combat dans l'entrée. J'avais mon sac à dos, mon portable, ma boîte à lunch, mon portefeuille. J'ai enfilé mon manteau et trouvé sans peine mes mitaines dans la piscine des amoureux... mais mon foulard était introuvable.

Julie, soupirant - Mais c'est pas possible!

Silence radio. Personne ne souffle mot dans la cuisine.

Julie, pestant en repassant une autre fois le contenu entier du panier - Voulez-vous bien me dire où se trouve mon foulard?

GrandeSoeur, chuchotant - PetiteSoeur, il faut lui dire...

PetiteSoeur, à peine subtile - Chuutt... Elle en a un autre...

Julie, flairant la belle affaire - Les filles, avez-vous quelque chose à me dire?

PetiteSoeur, mangeant soudainement avec moins d'entrain - ...

GrandeSoeur, incapable de garder le secret - C'est PetiteSoeur qui l'a pris. Mais elle m'a dit que tu avais dit que c'était correct!

PetiteSoeur, choquée - Même pas vrai! Ce n'est pas ça que je t'ai dit!

GrandeSoeur - Oui, c'est vrai! C'est pas ce que t'as dit, maman?

Julie, voulant à tout prix couper court pour éviter le bouchon de circulation - Ça va, ça va... Maintenant, vous allez me dire ce que je n'ai pas dit. (puis appuyant sur chaque mot) Où puis-je trouver mon foulard?

PetiteSoeur, vaincue - On l'a laissé dehors, maman...

Julie, se grattant la tête - Dehors? Mais pourquoi?

GrandeSoeur, fière - On en avait besoin pour notre bonhomme de neige! Tu vas voir, il est super beau!

À 6h08, j'ai embrassé tout mon petit monde et je suis sortie. Je suis sûre que le voisin d'en face se bidonnait dans son salon, car avant d'entrer dans ma voiture, j'ai tenté de traverser ma cour sans m'enfoncer dans la neige recouverte d'une mince couche de glace.

Et oui: j'ai déshabillé le bonhomme pour habiller Bibi.
Et mon foulard était frosty en titi!

Crédits photo: Licence CC chasUK19
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